le selle français

le selle français
Du fait de ces origines diverses, les modèles peuvent être très variés, mais la sélection tend à se faire surtout vers les grandes tailles et le beau modèle. Dans l'ensemble,on peut dire qu'il est grand, athlétique, fortement charpenté avec des membres aux articulations marquées. Ce sont des chevaux souvent très énergiques.

D'un naturel plutôt calme, il est en général docile et confiant.

L'encolure est souvent longue et porte une tête parfois lourde, parfois distinguée.

Taille : 1m60 à 1,80 m
Robe : alezane, baie et plus rarement aubère, rouanne ou grise.

Le Selle Français (SF) est une race crée en 1958 à partir essentiellement de chevaux appellés auparavant "Demi-Sang" (DS) croisés avec des Pur-Sang anglais (PS). D'autre apports raciaux ont été effectués avec des Trotteurs Français (TF), des pur-sang Anglo-Arabes (AA) ou même des pur-sang Arabes (Ar).

On parle d'AQPS (Autres Que Pur Sang) lorsque le Selle Français possède plus de 80 % de sang pur sang.

Depuis 1995, un Selle Français doit avoir au moins un parent direct (père ou mère) inscrit dans le stud book Selle Français.

Le Selle Français a été spécialement sélectionné pour le saut d'obstacles. On le retrouve dans les compétitions de tous niveaux, c'est l'un des meilleures races de CSO du monde !

Son caractère en général docile et sa polyvalence en font un cheval d'école particulièrement aprécié.

Les chevaux ayant un très fort pourcentage de sang Pur Sang (les AQPS) excellent dans les courses d'obstacles.

Le berceau de la race est indiscutablement la Normandie où l'on retrouve les élevages les plus fournis. la Bretagne contribue aussi beaucoup à l'essor de la race.
Dans les 20 ans qui ont suivi la deuxième guerre mondiale, on a cherché à alléger les lourds demi sangs en les croisant à des purs sangs anglais comme Fra Diavolo, Furioso, Rantzau, Orange peel (le grand père d'Ibrahim), Ultimate. Ces 5 Pur sangs sont considérés comme les pères de la race.

Jusqu'en 1995 le SF pouvait être obtenu en croisant des races Trotteurs Français, Pur-sangs Arabes, pur-sangs Anglo-arabes, pur-sangs Anglais et Selles Français. Depuis cette année là, il faut obligatoirement qu'un des 2 parents soit un Selle Français. L'autre parent peut être un Pur-sang anglais, un Pur-sang Anglo-arabe, un autre Selle Français ou un cheval d'une autre race labelisé Facteur de selle français par les Haras nationaux grâce à ses performances sportives.

Une exception : les Anglo-arabes de complément (cf fiche sur l'anglo arabe) peuvent être inscrits au stud book des Selles Français.

Depuis une vingtaine d'années, la sélection de chevaux puissants, pour sauter haut avec des cavaliers moyens (commerce), à induit un alourdissement très net de la race. De plus, l'étalon Ibrahim a été si important qu'il entre dans la généalogie de presque 80 % des chevaux Selle Français. Il semblerait qu'en ce début de millénaire, la voie pour l'amélioration de la race résiderait en un nouvel apport de massif de sang (Pur sang) afin de redonner de la réactivité aux chevaux de cette race et d'éviter la cosanguinité avec Ibrahim.

# Posté le dimanche 02 octobre 2005 07:26

Anglo-Arabe

Anglo-Arabe
- La tête est petite, fine et expressive, avec des yeux plutôt grands.
- l'encolure est longue, parfois lérement rouée,
- l'épaule est égèrement oblique,
- la poitrine est profonde,
- le dos et le rein sont moyennement longs,
- la croupe est droite,
- les membres sont secs et bien charpentés.

Son type est intermédiaire entre les deux races dont il est issu :
- l'Arabe apporte en plus de ses qualités de beauté et d'élégance, ses qualités de tenue, de résistance, de légèreté dans les allures, et son aptitude à la selle et à porter le poids du cavalier,
- le Pur-sang quant à lui, apporte, outre sa taille, sa vitesse issue de sa sélection pour les courses.

Mental :

Le pur sang anglo-arabe (AA) plus communément appelé "Anglo" est également un cheval très vif d'esprit.

Taille : entre 1m55 et 1m70.

Robe : bai, alezan et gris sont les robes les plus fréquentes

L'anglo-arabe est une race de selle typiquement française (avec le Selle Français (SF)). Il est issu du croisement des races ARABE et PUR-SANG ANGLAIS, pratiqué officiellement à partir de la moitié du XIXe siècle par le vétérinaire E. Gayot, dont on peut dire qu'il est le père de la race . A ce croisement, ont été apportés du sang de juments autochtones issues elles-mêmes d'arabes et de pur-sang.


Son aptitude au saut et au galop, comme son élégance et son endurance le prédestinent tout particulièrement au concours complet d'équitation.

En course, il se mesure parfois avec succès aux autres races de chevaux (Pur-sang et selle Français de type AQPS), en particulier dans les courses d'obstacles. Certaines courses de galop lui sont réservées, surtout sur les hippodromes de Pompadour et de pau.

Toutes ses qualités (beauté, taille, harmonie, endurance, adresse, vélocité, aptitudes à porter le cavalier), en font un merveilleux cheval de selle très complet. Il tirera son épingle du jeu en compétition dans des disciplines aussi variées que CSO, dressage, endurance.

L'Anglo arabe (AA) est surtout élevé en Limousin (Pompardour) et dans le Sud Ouest (Pau, Tarbes).
La région de pompardour produit plutôt des anglo-arabes de grande taille alors que le sud Ouest produit plutôt de petits modèles.
Pour qu'un anglo arabe puisse être inscrit dans le stud-book des Anglo-arabes, il doit posséder au moins 25 % de sang arabe et le reste en sang pur sang anglais.

L'anglo arabe de complément : C'est un cheval qui ne possède pas les 25% de sang arabe requis pour être inscrit dans le livre des anglo-arabes (AA). Il peut cependant être inscrit sur le stud book des selles français avec la mention "Anglo-arabe de complément". Ce cheval croisé avec un pur sang anglo arabe à fort pourcentage de sang arabe pourra donner naissance à un poulain pouvant être inscrit au livre des AA.
Par exemple, une jument "anglo arabe de complément (13%)" croisée avec un étalon pur sang Anglo arabe 75% donnera un poulain anglo-arabe 44% ((75+13)/2).

# Posté le dimanche 02 octobre 2005 07:30

Le Trotteur Français

Le Trotteur Français
Le Trotteur Français n'a pas vraiment de standard.
Cependant certaines caractéristiques se retrouvent très souvent :
- une tête au profil rectiligne ou busquée,
- un front large,
- une encolure musclée, large à la base et bien attachée,
- un sternum proéminent,
- un garrot saillant,
- un poitrail large et profond,
- l'épaule, à l'origine assez droite, devient plus inclinée, permettant un geste d'avant-main plus étendu, allant chercher loin le terrain.
- des membres fins et musclés,
- un ventre rentré,
- c'est un cheval compact. Le Trotteur Français conserve, de son ascendance normande, de la charpente et de l'ampleur, mais il possède de plus en plus de sang.

Taille : La taille est moyenne : 1m55 à 1m70
Robes : Les robes sont le plus souvent baies ou alezanes, rarement grises.

le Trotteur Français est, de nos jour, destiné aux courses de trot, attelées ou montées. Pour avoir le droit de participer à une course officielle de trot, il faut qu'un trotteur ait passé avec succès les épreuves de qualification. Ces épreuves consistent a courir 1 km en un certain temps. Les épreuves de qualification permettent d'éliminer des courses près de 50% des chevaux présentés. Ceci contribue donc à la sélection pour améliorer la race pour les courses de trot.

Les chevaux écartés des courses sont malheureusement le plus souvent non reclassés et envoyés directement à l'abattage ! Pourtant les chevaux qui échappent à ce sort trouvent aisément des débouchés comme cheval de loisir ou dans les centres équestres. Certains possèdent même des dons pour le CSO ou le dressage.
En fait, le Trotteur Français est un cheval complet qui peut effectuer au cours de son existence plusieurs carrières !

Dès 1815 un réseau de routes à revêtement solide ("Mac Adam") se développa. Il favorisa les échanges rapides des marchandises transportées par des chariots à quatre roues (appelés "camions"). Afin de sélectionner leurs chevaux de tirage, les cultivateurs éleveurs de carrossiers, principalement basés en Normandie, ont créé les courses au trot, à Cherbourg en 1836.

Dans un 1er temps, la jumenterie normande a été croisée avec des Norfolk (ancètres du Hackney), des demi-sang anglais, des pur sang anglais, puis par des Hackneys.
Ensuite on a apporté du sang d'Orlov et de trottteur américain pour améliorer encore l'aptitude au trot.

Le trotteur Français et toutes les autres races de trotteurs ont comme origine commune le sang Norfolk et le pur sang anglais Sampson. Par ailleurs, l'étalon Pur sang Anglais Orville (1799) est l'un de ceux qui a le plus imprégné la race Trotteur Français.

Conquérant (1858), Lavater (1867), Normand (1869), Niger (1869) et Phaëton (1871) sont les pères de la race : au début du siècle, 95 % des Trotteurs Français descendaient de ces cinq étalons !

Le trotteur de tirage

En 1814, les diligences faisaient du 4 km/heure et du 6,5 en 1830. En 1847 elles roulaient à 9,5 km/heure de moyenne !

La société du Cheval français de demi-sang (le Trotteur) est fondée en 1864 à Caen. Elle remplaçait les sociétés locales de Normandie. De nos jours elle est devenue "Société mère" à Paris sous le nom de : Société d'encouragement à l'Elevage du Cheval Français (S.E.C.F). Elle organise les courses à Vincennes.

En 1866, la compagnie générale des voitures de Paris comptait 10 741 trotteurs. A cela il faut ajouter les effectifs importants pour les équipages de luxe de la bourgeoisie. Cette catégorie de chevaux était appelés "chevaux de grandes remises". On constate donc, au cours de cette première moitié du XIXème siècle, qu'à côté des races lourdes nécessaires à la traction au pas pour les travaux des champs et des chantiers, le marché le plus prospère était celui des chevaux de tirage au trot : le demi-sang ou demi-trait, appelé aussi "cheval français".

Le trotteur de selle

Produire une grande quantité de chevaux d'attelage de qualité, obligeait à accepter un important déchet. C'est la règle de l'élevage. Bien sûr, les moins bons chevaux étaient refusées par la société civile. C'est pourquoi les éleveurs et les marchands firent l'impossible pour leur trouver un marché secondaire.
Il en existait un de choix, l'Etat : toujours solvable, toujours débiteur de ses électeurs. Et c'est ainsi que l'armée sera la "bénéficiaire" de ce marché des trotteurs invendus.
Des courses de trot monté ont même été crées dans cette 2ème moitié du 19è siècle, pour crédibiliser sa finalité selle. Les éleveurs normands, grâce à leurs "groupes d'influence" vont même jusqu'à peser suffisaùment pour faire voter des lois protectionnistes, contre l'importation de chevaux arabes et barbes. Et même, on exigera des étalons de selle de l'Etat, qu'ils satisfassent à une épreuve de trot. C'est ainsi que les chevaux de charrette rempliront les rangs de la cavalerie légère française.

Le trotteur a ainsi été appelé : cheval à deux fins (tirage et selle).

Le trotteur de course

Dès la fin du 19ème siècle, les chevaux de tirage et de l'armée sont remplacés par les chevaux mécaniques.
Mais l'engouement pour les courses de trot était tel que l'élevage et la sélection purent continuer de plus belle. Le stud-book du Trotteur Français fut créé en 1922.
Les chevaux qui couraient 1 kilomètre en moins de 1 minute 42 secondes dans une course publique étaient susceptibles d'être inscrits à ce stud-book.
En 1941, la liste fut fermée à tous les chevaux dont les parents ne figuraient pas dans le stud-book. Depuis ce moment, la race Trotteur Français est restée pure.


Au départ stimulé par le marché "carossier" puis par l'aspect "sportif" des courses, la réussite des produits français sur tous les champs de courses tant Français que étrangers, l'élevage du Trotteur Français s'est considérablement développé.

L'élevage du Trotteur Français est très concentré dans la Basse-Normandie. Plus généralement, on le rencontre dans le Nord-ouest de la France, les Pays de la Loire, le Sud-ouest.

Beaucoup d'éleveurs sont de amateurs qui font cela par amour du cheval et des courses. Ils n'ont guère plus de 2 ou 3 juments. On en trouve encore beaucoup qui élèvent, dressent, entraînent et font courir eux-mêmes leurs produits. Cependant le nombre de ces éleveurs-entraineurs diminue rapidement car la compétition est de plus en plus acharnée et demande une préparation très méthodique et professionnelle.


Sélection des juments :

Pour parer à la surproduction des Trotteurs Français, il a été décidé de sélectionner aussi les juments, à l'instar des étalons.
Les juments sont classées dans des "catégories" en fonction de leurs performances et de celles de leurs produits. Seules les meilleures juments ont donc le droit de produire des poulains pouvant êtres inscrits dans le Stud Book des Trotteurs Français.

Conditions d'autorisation d'une jument pour l'élevage

- Avoir été autorisée après la saison de monte 1994 et avant le 31/12/1996.
ou
- Avoir rempli l'une des conditions suivantes avant le 31 Décembre de l'année qui précéède la mise en production :
- Avoir satisfait aux épreuves de qualification et avoir obtenu un indice BTR > ou = à 11. BTR --> Blup TRot.
- être soeur utérine d'un cheval ou fille d'une jument classée dans les 3 premiers d'une course sélective.
- être catégorisée en 1ère catégorie ou être fille d'une jument de 1ère catégorie.
- ou être née depuis le 1er janvier 1997 et être fille d'une jument de 2nde catégorie.
ET
- Ne pas être suspendue pour la saison de monte. Les conditions de suspension sont surtout relatives à l'absence de performances des produits.

Concours de modèles

Afin de favoriser la conservation des modèles, les pouliches de 3 ou 4 ans inscrites au stud-book du Trotteur Français et ayant satisfait aux épreuves de qualification, peuvent bénéficier de primes de sélection dont le montant varie selon le mérite des pouliches présentées. A l'issue des concours régionnaux, un concours annuel national est organisé à Grosbois. Seules les juments désignée par les jury lors ds concours régionaux peuvent y être présentées.

# Posté le dimanche 02 octobre 2005 07:39

le connemara

le connemara
La taille est normalement de 128 cms à 148 cms à maturité.
Robe: Gris, noir, bai, brun, isabelle occasionnellement rouanné, alezan, palomino
Robes non admises : pie et crème aux yeux bleus
Type Compact, équilibré et bien adapté à la selle avec une bonne profondeur et de la substance, une bonne cage thoracique sur des membres courts couvrant beaucoup de terrain
Tête Tête de poney bien équilibrée, de taille moyenne avec un grand espace entre deux grands yeux aimables, des oreilles de poney, des ganaches bien définies, relativement développées mais pas lourdes.
Avant main Tête bien greffée sur l'encolure. Le poitrail ne doit pas être trop ouvert. L'attache de l'encolure ne doit pas être trop basse. Bonne longueur de rênes. Garrot bien défini. Epaule bien inclinée.
Corps Le corps doit être profond, avec un dos fort, un peu de longueur est admise mais devra être soutenue avec un rein fort
Membres Bonne longueur et force dans l'avant bras, genoux bien définis, canons courts avec le métacarpe principal mesurant de 18 cms à 21 cms.
Arrière main
Forte et musclée avec un peu de longueur, des jambes bien développées et des jarrets forts placés bas.
Allures Les allures doivent être libres, faciles et naturelles, sans action exagérée du genou, mais active et couvrant beaucoup de terrain.
Caractéristiques Bon caractère, hardi, endurant, intelligent, profondeur, pied sûr, aptitude à l'obstacle, convient à l'enfant et à l'adulte.


Le poney Connemara est un poney très polyvalent qui s'illustre dans de nombreuses disciplines (endurance, attelage, loisir) mais il excelle particulièrement en compétitions de CSO et de CCE.
En France, il est considéré comme le N° 1 des poneys de sport.
Utilisé par les enfants et les adultes dans toutes les disciplines équestres, il est vraiment le petit cheval de toute la famille.


534 naissances enregistrées en 2002 (540 en 2001), soit 10 % du total des naissances de poneys en France.
908 ponettes Connemara saillies en 2002 (900 en 2001)
772 ponettes saillies pour produire du connemara en 2002 (768 en 2001).
169 étalons Connemara en activité en 2002 (175 en 2001).
410 éleveurs en 2002 (418 en 2001).

# Posté le dimanche 02 octobre 2005 12:25

l'histoire d'un ANGE

l'histoire d'un ANGE
J'était dans mon box, j'était heureux. Mais "ils" sont venus. Moi, innocent, j'ai passé la tête par la porte de mon box et j'ai poussé un joyeux henissement en voyant tant de monde venir me dire bonjour. Et là, je "les" ai vue. Derrière eux, j'ai vu des cavaliers du club pleurer. Puis j'ai entendu ces mots que je n'ai pas compris: "on ne peut pas avoir autant de chevaux, il faut bien se débarasser de ceux qui ne nous sont pas indispensable. Or, Ange n'a pas eu de très bon resultas aux derniers concours." Ange, c'est moi. C'était moi. "Ils" m'ont emmené dans un van que je ne connaissais pas. Dedans, il y avait aussi Canelle, un ponette qui s'était blessé à la jambe la semaine dernière. On a fait un voyage assez long puis "ils" nous ont fait descendre dans une cours. Ca sentait bizzar. Le sang, la mort, le crottin... Puis "ils" nous ont fait monter dans un gros camion oú il y avait déjà un dizaine de chevaux qui ont henissent en nous voyant. Mais ce n'était pas un henissement que je conaissait.

C'etait un henissement de peur, de douleur, de détresse. Et là, j'ai commencé à ressentir la Peur. La vraie Peur. Je ne l'avait connue jusqu' ici. Cette Peur que l'on ressent quant on ignore quelque chose de capital. Dans la camion, l'odeur s'est amplifié. C'était à la limite du suportable. Puis le camion a démaré. Brutalement. On a roulé longtemps. J'avais faim, j'avais soif. En voyage, j'ai fait connaissance du cheval qui était à coté de moi. C'était Indy, un hongre. Il avait une blessure qui s'infectait peu à peu à la jambe. Puis "ils" ont fait monter d'autre chevaux. Pour qu'on se pousse, ils nous ont fouété. Et là, Indy a trébuché. Il est tombé. Et un cheval lui a marché sur la jambe. Il ne pouvait plus se relever. Aprés quelques heures de souffrances horribles, il s'est eteint. Puis son corps a commencé à sentir. C'était horrible. Peu a peu, d'autres chevaux se sont éteints. De soif, de faim, de blessures, de desespoir. Enfin, le camion s'est arété. "Ils" ont ouvert la porte.

La lumière m'a aveuglée. Les autres chevaux voulaient sortir. Ils m'ont poussé. Je me suis tordu la jambe. J'ai eu mal. Mais j'était obligé d'avancer. Dans d'interminables couloir hanté par le sang, la peur, la Mort. J'ai entendu un cheval henir, j'ai reconnu Canelle. Ma petite Canelle si courageuse. Puis on est arrivé dans un grande salle avec un planché en fer. Puis, "ils" ont fermé la porte et nous on laissé là. Pas à boire, pas à manger. Un à un, beaucoup de chevaux sont morts. Ma Canelle aussi. Puis, un jour, "ils" sont venuent me chercher. J'ai eu à boire. C'était bon. C'était la dernière chose que j'aurrais eu de bon de ma vie. Ensuite, je suis entré dans un salle oú l'odeur, l'ambiance, m'a fait paniquer. Je me suis cabré, je me suis pris un coup de gourdin dans les jambes. Puis, "il" est entré. J'ai senti quelque chose entrer dans ma gorge. J'ai eu mal. Je me suis senti faible. Je me suis couché. Ou plutôt, je suis tombé. Et j'ai su. J'ai eu mal au coeur. J'ai fermé les yeux.

Noir......

Ange est mort. Il a rejoint la paradis des chevaux oú il a retrouvé Canelle et Indy. Cette histoire ne possède AUCUNE exagération. Tous les jours, des centaines de chevaux subissent ça.

Alors, si vous avez un coeur, même de pierre, réagissez.

# Posté le dimanche 02 octobre 2005 12:44